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Recrutement, intégration, rétention :
trois piliers du leadership en logistique

Le Conseil canadien sectoriel de la chaîne d’approvisionnement est l’un des 33 conseils sectoriels mis en place par le gouvernement fédéral pour examiner le marché de l’emploi dans des secteurs clés de l’économie canadienne. Le fait que la chaîne d’approvisionnement fasse partie de ces secteurs clés est une reconnaissance de son importance dans notre économie en évolution.

PAR KEVIN MAYNARD


Kevin Maynard

Les questions de ressources humaines affectent plusieurs secteurs, et à ce titre, notre industrie doit développer des initiatives stratégiques et voir à ce que les bonnes personnes avec les bonnes compétences soient en place au bon moment pour permettre aux chaînes d’approvisionnement canadiennes de continuer de fonctionner de façon rentable.
   La chaîne d’approvisionnement est un segment de notre économie qui a été négligée jusqu’à aujourd’hui. Il reste beaucoup de travail de préparation à faire afin de développer un programme de sensibilisation concernant les emplois et les opportunités dans notre industrie. En plus, on cons tate que la demande pour le talent de niveau supérieur est hautement compétitive. Nous ne sommes pas seulement en compétition avec les autres chaînes d’approvisionnement pour les dirigeants d’entreprise, nous sommes aussi en compétition avec une multitude d’autres industries qui recherchent la même combinaison de compétences que nous.
   Certaines parties du pays ont été touchées de façon plus marquée que d’autres. En Alberta, par exemple, une entreprise en logistique a dû attendre plusieurs mois avant de remplir un poste de coordonnateur au transport de niveau supérieur, malgré le fait qu’il s’agissait d’un emploi très bien rémunéré avec une prime alléchante. Et ce n’est pas le seul exemple.
   Les défis auxquels nous faisons face sont dus au fait que le leadership dans notre industrie exige un ensemble de compétences approfondies. En même temps, ces défis se traduisent par des opportunités uniques pour les dirigeants polyvalents qui recherchent la diversité et la complexité, ce qui existe à profusion dans l’industrie de la chaîne d’approvisionnement. Dans le monde du commerce global d’aujourd’hui, la logistique comporte un nombre infini de «pièces mobiles», du passage aux ports ou aux frontières, à l’entreposage ou à la distribution, et toutes les activités connexes. Il en résulte un incroyable effort pour trouver des gens qui possèdent l’ensemble de connaissances capables d’amalgamer les différentes «pièces» de la chaîne d’approvisionnement.
   Les dirigeants d'aujourd'hui doivent posséder une habileté intuitive pour comprendre comment les différentes pièces fonctionnelles de l'entreprise interagissent et sont en corrélation. Nous fonctionnons dans un environnement complexe dans lequel une action qui semble isolée peut avoir un impact sur la chaîne d'approvisionnement en entier.
   Les dirigeants doivent comprendre, par exemple, comment une décision prise au niveau des approvisionnements sera ressentie au niveau du transport, du service à la clientèle et des TI. Ils doivent, à tous les stades, connaître où en sont les produits et services de même que les questions reliées à chacun, tels que les passages aux frontières et la sécurité, les modes de transport, les rappels de produits et les législations concernant le cargo, par exemple. Ils doivent être à l'écoute et voir à ce que la protection du consommateur et la qualité soient assurées dans toute la chaîne d'approvisionnement, et de plus, ils doivent savoir comment mettre les processus en place pour diminuer les risques. Tout cela fait partie du processus quotidien de prise de décision des dirigeants d'aujourd'hui.
   Il devient évident qu'il n'y a tout simplement pas suffisamment d'individus qui possèdent cet ensemble de compétences de haut niveau et l'expérience nécessaire dans l'industrie pour répondre à la demande croissante. Comme dans plusieurs secteurs de l'industrie, la démographie contribue grandement au problème. Une grande partie des dirigeants actuels de haut niveau sont près de l'âge de la retraite et ils partiront avec plusieurs années d'expérience pratique qu'il sera difficile de remplacer.

De plus, il y a de moins en moins d'individus dans les «rangs intermédiaires» qui ont l'expérience pour les remplacer. Des efforts sont actuellement faits au niveau des écoles secondaires et des collèges afin de sensibiliser et encourager le développement de compétences dans les fonctions reliées à la chaîne d'approvisionnement. Mais tout cela ne répond pas à ce que nous devons prendre en considération aujourd'hui.
   Alors, comment l'industrie va-t-elle répondre à ce problème en évolution? Tout d'abord, les entreprises doivent élargir leurs bases de recherche pour recruter le talent. Les nouveaux arrivants au Canada, par exemple, constituent une abondante source d'habiletés et de compétences. Même s'ils n'ont pas eu l'expérience localement et n'ont pas été testés dans notre marché, ceci est de moins en moins un problème dans le contexte d'un marché global. Parmi les autres groupes sousreprésentés, il y a les jeunes, les autochtones, les personnes âgées en transition, les femmes et les personnes souffrant d'une incapacité. Avec la formation et les programmes de mentorat appropriés, ils peuvent fournir une banque impressionnante de talents à partir de laquelle nous pouvons développer les compétences de leadership.
   Plusieurs entreprises cherchent à l'extérieur des limites de l'industrie et regardent d'autres secteurs pour recruter des compétences de gestion plus élargies. Si on tient compte des diverses fonctions logistiques d'aujourd'hui, les dirigeants doivent avoir une connaissance pratique de la vente, du marketing, des questions légales, des TI, des communications et d'une myriade d'autres disciplines. Ces compétences ne sont certainement pas exclusives au marché de la logistique; elles peuvent être trouvées au niveau de la haute direction ou dans toute autre industrie.
   Le recrutement est seulement une partie de la question, beaucoup plus vaste. Dès que les individus sont trouvés et embauchés, l'étape suivante consiste à réussir leur intégration. Qu'il s'agisse d'un individu qui se joint aux rangs de votre équipe de gestionnaires suite à une acquisition ou d'un individu nouvellement embauché, l'intégration peut représenter un défi important.
   Il est primordial de comprendre que l'intégration ne s'adresse pas seulement à l'individu qui arrive, mais aussi aux collègues de travail. Il doit exister un processus pour s'assurer que les individus en place apprécient la valeur du nouveau venu afin qu'ils comprennent et améliorent l'ensemble de leurs habiletés, connaissances et compétences.
   Le recrutement et l'intégration ne garantissent pas qu'un nouveau dirigeant va rester. La rétention est le troisième élément critique d'un solide plan de leadership. Compte tenu de la compétition pour recruter le talent, vous devez donner à vos dirigeants supérieurs - et à tous les employés en fait - une raison de ne pas aller ailleurs.
   Ce ne sera pas facile pour l'industrie de la chaîne d'approvisionnement en évolution. La compétition pour recruter le talent de dirigeant est forte. La diversité des compétences requises s'élargit de concert avec l'évolution de l'industrie. Cependant, il existe bon nombre d'initiatives - dans les salles de classe et les salles de réunion - qui visent à répondre à ces questions.

Sources:
Il existe plusieurs sources d'information et des outils pour aider les entreprises de la chaîne d'approvisionnement dans leur projet de recrutement, d'intégration et de rétention. www.hireanimmigrant.ca
• Toronto Region Immigrant Employment Council (www.triec.ca)
• Aboriginal Human Resource Development Council of Canada (www.ahrdcc.com)
•Certaines universités, collèges et associations d'industries au Canada offrent aux cadres des programmes de formation sur la gestion de la chaîne d'approvisionnement
• Site Web du Conseil canadien sectoriel de la chaîne d'approvisionnement: www.supplychaincanada.org
• Strategic Human Resources Study of the Supply Chain Sector: http://www.supplychaincanada.org/assets/CLSC_summary
_report.pdf

• Rapport final 2007 du Labour Market Information Project, Canadian Supply Chain Sector Council: http://www.supplychaincanada.org/user_files/CSCSC_
Final_LMI_Report-July_31_2007.pdf

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Kevin Maynard est directeur principal du Conseil canadien sectoriel de la chaîne d’approvisionnement.

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Tracey Raimondo CITT
Vice-présidente,
Logistique Normandin Transit Inc.
Napierville, Québec

   Après plus de 15 ans de succès à la tête de son entreprise en logistique, Tracey Raimondo s’est jointe à Normandin, une entreprise basée au Québec, à titre de chef du service de logistique. Selon elle, faire partie d’une équipe de gestion après des années à titre de propriétaire d’entreprise lui a permis de voir les efforts nécessaires pour retenir et motiver le personnel.
   Quand nous avons vendu notre entreprise à Normandin, c’était une transition intéressante pour nous. On peut dire que nous sommes passés de propriétaires à employés. Cependant, se joindre à une plus grande équipe de direction a été une grosse décision, mais l’entreprise offrait un environnement qui reflétait notre croyance dans le travail d’équipe et le respect des intérêts et des besoins de chacun des employés. La force de cette approche est évidente si l’on considère que 80 à 90% du personnel chez Normandin est là depuis au moins sept ans.
  Peu importe que vous travailliez seul ou fassiez partie d’une grande entreprise, il est important pour un dirigeant de prendre conscience des personnalités des individus. Les dirigeants doivent créer un environnement qui tient compte des besoins des employés de façon à faire ressortir la force de leur personnalité et leurs compétences.
   Ceci a été particulièrement important pour une entreprise comme Normandin qui a connu une croissance très rapide au cours des dix dernières années. En fait, l’entreprise se classait 4e parmi les 50 premières entreprises au Québec pour la création du plus grand nombre d’emplois dans les cinq dernières années.
   Avec 330 employés, il est peut-être plus facile de tenir compte du style des individus. Nous pouvons écouter ce que les employés ont à nous dire, de première main. Les directeurs et les cadres se font un point d’honneur d’être au centre de l’action, accessibles à tous et toujours prêts à entendre les employés parler de leur défis quotidiens et de leurs idées.
   Notre entreprise peut s’attendre à un bon nombre de défis au cours des mois à venir. La faiblesse du dollar US et l’augmentation des coûts de carburant par exemple, sont quelquesuns des éléments qui auront un impact sérieux sur notre industrie. On ne peut se permettre de prendre notre personnel pour acquis. Les dirigeants doivent faire un effort supplémentaire pour leurs employés afin de s’assurer qu’ils sont heureux et activement engagés vis-à-vis le succès de l’entreprise.

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Arthur Mesher
Chef de la direction
The Descartes Systems Group Inc.
Waterloo, Ontario

   Art Mesher s'est joint à Descartes en 1998 et est devenu chef de la direction en 2004. Avant de se joindre à l'entreprise, il a dirigé plusieurs projets logistiques. Il croit qu'un aspect important d'une bon leadership, c'est l'habileté à appuyer les équipes en transition.
   Au cours des années, Descartes a réalisé un bon nombre d'acquisitions et il me fait plaisir de souligner que nous avons connu un très grand succès dans nos efforts de rétention et d'intégration du talent de leader. En fait, depuis que je me suis joint à Descartes, un seul fondateur d'entreprise a quitté l'organisation parmi les 16 entreprises que nous avons acquises.
   Nous sommes tout particulièrement fiers de nos résultats, étant donné que les fondateurs et les équipes de gestion sont souvent réticents à l'idée de s'intégrer à une plus grande entité. L'entrepreneuriat, par nature, ne tend pas à s'adapter à des modèles d'affaires changeants. Cependant, c'est cette énergie et cet enthousiasme qui sont si importants aux opérations logistiques aujourd'hui.
   L'habileté à orchestrer une transition réussie fait appel à deux éléments clés d'un leadership fort. L'un de ces éléments, c'est l'engagement. Un dirigeant possédant un fort leadership ne va tout simplement pas se retirer et laisser ses gens se débrouiller par eux-mêmes. Dans la majorité des cas, les équipes de gestion qui se sont jointes à nous étaient engagées à 100% et déterminées à aider leurs gens à faire la transition vers un nouveau modèle d'affaires.
   L'autre élément, c'est la vision. Tous ceux qui se sont joints à Descartes étaient en harmonie avec notre engagement : une entreprise réseau au service d'un réseau logistique global. Ils réalisent l'importance de faire affaires avec une entreprise solide qui se concentre sur le service à la clientèle et l'élargissement de sa présence dans un marché global.
   Dans tout effort d'intégration, le narcissisme ou le comportement méprisant d'un chef de la direction ne vont certainement pas faciliter le changement. Nous ne pouvons nous permettre d'oublier que derrière chaque fondateur et/ou personne clé d'une entreprise qui a réussi se trouve un groupe de personnes vraiment dévouées. Cela signifie que si la direction décide de se retirer, il reste des gens forts et qua - lifiés qui peuvent tenir les rênes. Il s'agit de motiver la génération qui suit derrière les têtes dirigeantes et de lui offrir une communication ouverte, la formation et le support. C'est seulement à ce moment que nous pourrons créer une entreprise représentant beaucoup plus que la somme de ses parties, pour des années à venir.

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Claude Germain
Vice-président directeur et chef de l’exploitation
Schenker Canada Mississauga, Ontario

   Claude Germain est un entrepreneur et un cadre qui a réussi dans le domaine de la logistique. Il s'est joint à l'équipe de Schenker à titre de vice-président directeur et chef de l'exploitation en 2005. M. Germain, lauréat d'innovation en logistique, croit que l'utilisation des « metrics » est importante pour mesurer les performances gagnantes.
   Alors que le service à la clientèle est toujours une priorité de premier ordre pour notre industrie, il est suivi de près par la capacité à attirer, à retenir et à motiver le talent. Ceci est essentiel au maintien de la culture d'amélioration continue tant du point de vue opérationnel que technologique. La culture d'entreprise peut représenter l'image générale, mais la base de la rétention du talent dans une entreprise de niveau global commence avec une bonne mesure.
   Chez Schenker, nous tenons compte de trois principaux «metrics» dans la carte de score de nos ressources humaines - rotation volontaire, scores d'engagement et ratios talent..
   La rotation d'emploi volontaire est un « metrics » inestimable pour toute entreprise qui fait des efforts pour améliorer ses activités de recrutement et de rétention. Lorsqu'on mesure les trois premières années d'une personne dans un poste en fonction d'un nombre global, on a un aperçu qui nous permet de comprendre à quel moment les gens quittent l'organisation, d'identifier les faiblesses potentielles et d'aider au développement de mesures pour les contrer.
   L'histoire nous prouve qu'il existe une corrélation directe entre un score élevé et la performance financière. Il est donc essentiel que les dirigeants soient informés et conscients des succès – ou échecs – liés à leurs efforts de communication et d'engagement. Les scores d'engagement peuvent permettre une meilleure compréhension. Chez Schenker, il s'agit d'un processus trimestriel qui se fait par sondage auprès des employés dans tout le Canada et les résultats sont communiqués aux gestionnaires respectifs.
   Un des «metrics» les plus importants dans le développement d'une stratégie de rétention, ce sont les ratios talent. Mesurer les ratios talent est un processus qui aide les entreprises à comprendre la valeur inhérente des individus qui font partie de leur personnel. C'est comme si on classifiait la performance : vert, jaune ou rouge. On doit traiter avec fermeté les gens qui sont dans le rouge, alors que ceux qui obtiennent un résultat élevé au niveau ratio talent doivent être reconnus pour leur bonne performance.
   Trop souvent, les organisations sont obsédées par la gestion des mauvais performeurs et finissent par ignorer les bons performeurs. En réalité, nous devrions être obsédés par les bons performeurs. Nous devrions mettre nos énergies à comprendre leurs besoins, à les motiver, à les éduquer et à leur offrir des défis qui leur permettent d'atteindre leur plein potentiel. Tout cela aiderait à assurer la stabilité à long terme et le succès financier.

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Don Borsk
Chef de l’exploitation, Metro Retail Supply Chain Solutions
Toronto, Ontario

   Don Borsk compte plus de 25 ans d’expérience en logistique et connaît tous les aspects de l’industrie du détail - du magasin au prestataire logistique. Il a une vue précise de ce qui sera nécessaire pour assurer le succès de la chaîne d’approvisionnement dans le futur. Comprendre les bases que nous devons mettre en place aujourd’hui est un élément essentiel à la formation des dirigeants de demain.
   Le changement technologique est un thème assez commun aujourd’hui quand vous parlez de la pénurie de main-d’oeuvre à des professionnels de l’industrie. Il est de plus en plus évident que nous avons besoin d’un niveau différent de compétences. Malheureusement, si on tient compte du fait que presque toutes les entreprises vivent la même évolution technologique, nous sommes tous à la poursuite du même talent.
   Quand vous nous demandez ce que nous pensons de la technologie dans nos entrepôts, nous avons tendance à penser en termes d’ordinateurs, de techniques de contrôle de l’inventaire et de recherche de qualité. Bien sûr, nous avons besoin de gens capables de s’occuper de ces complexités qui évoluent.
   Cependant, il y a des qualités que nous sommes portés à ignorer. Il s’agit des compétences intuitives acquises avec l’expérience. En d’autres mots, ce qui a trait au bon sens, que nous les dirigeants avons appris au cours des deux ou trois dernières décennies. C’est ce qui nous permet de reconnaître les bonnes pratiques dans un centre de distribution et de comprendre ce qui est correct ou non. J’ai souvent constaté que la direction peut très bien maîtriser les pratiques, en théorie, mais souvent, elle a de la difficulté à saisir les principes de base.
   Afin d'amener le niveau d'expertise au plus haut niveau, nous devons porter une plus grande attention au niveau inférieur d’éducation. Il existe un grand besoin de comprendre et d’améliorer la qualité de plusieurs des exigences de formation de base. De plus, nous devons être capable d’évaluer les compétences afin de comprendre leur valeur. En tant que dirigeants, notre rôle est de réunir un ensemble de standards et de programmes d’accré ditation afin que les employés puissent juger de la qualité de ces programmes et que les employeurs en retour, puissent juger de la qualité des employés qu’ils embauchent.
   Alors que plusieurs portent une attention particulière aux plus hauts niveaux, quand on parle de recrutement et de rétention, il est préférable de consacrer plus d’efforts aux emplois de niveau inférieur, puisque la grande majorité des emplois dans l’industrie de la chaîne d’approvisionnement ne se trouve pas à un niveau de gestion. Plus important encore, nous devons nous assurer que l’industrie de la chaîne d’approvisionnement offre un plan de carrière attrayant et reconnu pour les générations à venir.

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